
Vendredi 23 octobre 2009 à 19:06

Publié par run.a.mile
Dimanche 17 mai 2009 à 21:49
La lanterne rouge a roulé à nos pieds.
Et ils ont ri jaune.
Nous ne sommes plus des enfants.
Je me vois encore courir, étreindre des aubes, traîner des chaussures juste pour le plaisir d’user le sol, et rire de tout. On pouvait grimper, croire que l’horizon n’avait pas de limite. Et le ciel n’était pas quadrillé de fils.
Nous ne sommes pas des adultes.
Moitié de rien. Tu te contemples dans ce miroir, l’air embarrassé. Plus de cheveux, le scalp de la poupée enlevé. Il n’y a plus que ton visage, sans nom, sans sexe, sans âge. Un visage étranger.
Et le ciel s’est chargé d’éclats rouge écarlate.
Entre un être et un spectre, il n’y a qu’un souffle de différence.
Je
Tu
Nous
Ils
Et ces histoires qui s’entremêlent. La sarabande des cons.
Et ces putains de mots en travers de la gorge, gorgés de violence.
Cette animosité qui ne veut pas s’écrire.
Un regard
Noir

Publié par run.a.mile
Samedi 21 mars 2009 à 23:58
Soit.
J'aligne encore des chimères. Mais j'aime me relire le lendemain. Ne jamais corriger ! tant pis pour les barbarismes et autres fautes de langage ! Et puis qui pourrait m'en tenir rigueur? J'écris sans lecteur, sans lendemain, sans fioriture ! J'ai pas la verve des grands. Mais n'est ce pas les petits qui forgent le monde, du moins son maigre sens?
Catalogue.
J'ai beaucoup pensé à "ça" ces derniers temps, non pour garder le mystère, juste pour perdurer un souvenir ; le viol en filigrane. Qu'est ce que j'aimerais lui cracher à la gueule, histoire d'en rire. Sombre vengeance. Les faibles sont souvent plsu hargneux que leurs tyrans. Et ce soir, je parle à une Amie. une qui m'est chère !
Balivernes.
ça tourne pas rond, tout fout le camps. Je veux du remue ménage, des hanches qui s'entrechoquent et des promesses de vent. Peut être demain. peut être hier. Qu'importe ! Tant que le fou se maintienne en vie.
Black sheep.

Publié par run.a.mile
Mercredi 11 mars 2009 à 22:25
C'est dans cette chambre que tout a commencé et que tout finira. Je n'ai pas d'autre univers. Rien d'autre que ces quatre murs, ces pans de mémoire mal ajourés. De longs mois se sont écoulés et ces matins d'insomnie, ces aubes qui se lèvent, narquoises, tandis que j'attendais le sommeil. En vain. J'avais beau hurler, ouvrir et fermer les yeux, serrer le poing, trépigner à en devenir folle, il n'y avait pas d'autre Ailleurs. Je me sentais alors prise au piège de ma propre faiblesse. Et la Sans-Visage me faisait signe de prendre sa main. Aurais-je du la prendre? Aurais-je du céder ?
Rien n'existe en dehors de cette chambre. J'y mange, j'y dors de temps à autre, j'y (sur)vis. Je vois et respire en demi teinte. Rien n'existe au dedans, au dehors de ces quatre murs. Rien.
Je hais les femmes. Je les adore. Dans une prochaine vie je voudrais être un homme. Je voudrais savoir les aimer, apprendre à les connaître, à me fondre dans leurs cheveux. Le tableau est rayé, mais ce sourire me ramène toujours à Eux, mes Chers et Tendres. Ces bouts d'humain qui n'ont pas su s'aimer. Ils me font encore de la peine.
En dépit de toutes ces conneries, je persiste à croire que l'on n'aurait pas du franchir le pas de cette porte. "Le bonheur ne nous va pas. Non mais regarde nous ! Regarde et ose me dire que ça te suffit, ose prétendre que ça tient encore la route. Ne viens pas prétendre m'aimer, parce que là tout s'effondrerait Contente toi de tes souvenirs et quand j'aurais tenu ma promesse, vire moi de ta vie. Sans aurevoir, sans larmes et sans baiser."
Elles sont comme ça les Putes de Shangaï. Des filles paumées, aussi maladives que rusées. Elles ne disent jamais ce qu'elles pensent, respirent comme elles mentent. Même au pieu, elles vous regardent en chien de faïence. "Peut être est-ce quand elles sont les plus fausses, qu'elle sont les plus vraies." Et c'est peu dire. Elles sont comme ça les Putes de Shangaï. Elles vous racontent de but en blanc leurs joies et leurs peines. Ce sont des vicelardes au visage d'ange. Et vous ne vous en sortez jamais indemne.
Il m'est arrivé de l'envier. C'est devenu mon Obsession, ma seule constance dans cette pièce délabrée. Et puis elle s'est estompée, sans jamais partir vraiment. Elle dénie, dénoue, dénie les langues comme un venin qui coulera toujours dans mes veines. Je me suis encore faite avoir.
Rature. Tâche d'encre, de souffrance à moitié hésitante. Les lumières défilent et j'entre dans la danse. Je renie, renoue avec Celle, la corde au cou, les lèvres sèches. Elle s'enfuit dans cette Maison, rescapée des souvenirs honteux. Je crie à l'Impuissance
Et quand tu t'enchaînes la Création à grande goulée, je lève mon verre à notre Aurore.
C'est dans cette chambre que tout a été, que tout ne sera pas. J'ai choisi d'y rester. D'ici, la Misère n'a pas son pareil. J'erre entre quatre murs, les volutes de fumée s'échappant de nulle part. Je ne comprends rien à l'amour, encore moins à la vie. Je me fous de piétiner des moitié-coeurs, des corps abusés, décharnés, pardonnés tant que sa photographie, la dernière, veille sur mes cauchemars.
"La lune a un visage d'enfant". J'ai vu ses cheveux flotter au vent à travers la fenêtre. Je n'aurais pas du détourner le regard. L'un clamse pendant que l'autre sent son coeur défaillir. Triste et bête fin. Quoique.
L'écho résonne encore. Ces moments de baise sans état d'âme, de râle, d'émotion. Il n'y a rien en deçà des sens. Les murs s'en souviennent. Et je fixe le plafond. Nous ne sommes plus ces corps en sueur, suintant la petite vertu. Nous sommes une solitude partagée.
La Pute de Shangaï a encore frappé. Sans coeur, ni loi, ni Autre... Mégot contre sexe. Tuer l'amour d'un regard, dans lequel ne subsiste qu'un Idiot Singulier.
" A plaie fermée, sans demander de dû. "
D'après Mian Mian

Publié par run.a.mile
Samedi 18 octobre 2008 à 14:54
Accablée de silence… superficiel, vain qui fait mal à en chialer de rage. Les tripes en boule, et je me terre, toute petite, dans la couette à carreaux gris. J'me fous de ce qui se passe au dehors, aujourd'hui je pleure pour moi, pour ma pauvre gueule ! Ouais, je vais me prendre en pitié ! ça fait grandement du bien de chialer pour soi, de jouer la victime. Je suis vierge de toute éclaboussure, une feuille blanche sans ratures.
« Et j'veux plus d'amour cruel. Je n'en fais pas partie. Je ne veux pas d'Elle et de son ennemie. Leurs mots me hantent, me manquent, me trahissent en faiblesse. Amour vivant contre l'éternel. Et la jalousie du dément les détruit. Trépas dans le Terrible, à faire pâlir les autres. Amour, Argent, Morbide Et elles me mènent à l'agonie. Amour néant face au monde. »
Des paroles en l'air, du vent qui cingle le visage… Et l'absence des jours heureux. Faire de l'Histoire une boule de suie, un ramassis d'ordures et de promesses. Je fous tout ça dans la benne avec le reste. Et s'étale le corps dans le cloaque hurlant de peur et de chagrin. Le désir a péri, la flamme a vacillé. Il ne reste rien. Le fin-mot de cette connerie. RIEN.
« Je t'aime- Aurevoir. Je t'aime-Moi non plus. Je t'aime de haine et de passion. »
Certains vivent un amour à sens unique, d'autres se vouent une haine réciproque. Mais on s'en moque. Tout le monde s'essuie les mains après s'être vidé. Et s'il te fout en cloque, il ne sera sûrement pas le dernier. J'ai honte de revenir, rampante et silencieuse. La petite fille reste à genoux les bras en croix dans l'attente d'un geste d'amour-Propre. Les mains sales, les cheveux en vrac, mendiante de la chaleur humaine. Rien qu'un peu, pour se sentir belle, pour se sentir Femme. Rien qu'un peu…
« Parce que tu n'es pas Celle, juste une compagne, une chienne »
Tu n'as besoin de personne, sauf peut être d'Elle. A terme. Aime avec tes maux.

Publié par run.a.mile
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